{"id":33080,"date":"2011-04-08T07:57:18","date_gmt":"2011-04-08T07:57:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.svalbardblues.com\/la-faune-du-svalbard\/"},"modified":"2026-10-17T10:19:58","modified_gmt":"2026-10-17T10:19:58","slug":"la-faune-du-svalbard","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.svalbardblues.com\/fr\/svalbard-faits-et-informations\/la-faune-du-svalbard\/","title":{"rendered":"La faune du Svalbard"},"content":{"rendered":"<p>La faune du <a title=\"Svalbard\" href=\"https:\/\/www.svalbardblues.com\/fr\/svalbard-faits-et-informations\/\">Svalbard<\/a> s&#8217;est adapt\u00e9e aux conditions de vie difficiles de l&#8217;Arctique. Bon nombre de ces animaux doivent supporter un froid extr\u00eame, des p\u00e9riodes de p\u00e9nurie alimentaire et un long hiver marqu\u00e9 par l&#8217;obscurit\u00e9.<\/p>\n<p>Le Svalbard ne compte que deux esp\u00e8ces de mammif\u00e8res terrestres : le renard des montagnes (Alopex lagopus) et le renne du Svalbard (Rangifer tarandus platyrhynchus). L&#8217;ours polaire passe la majeure partie de sa vie dans la banquise et est donc consid\u00e9r\u00e9 comme un mammif\u00e8re marin.<\/p>\n<h2>Renne du Svalbard<\/h2>\n<p>Le renne du Svalbard, de forme arrondie et aux pattes courtes, constitue une sous-esp\u00e8ce distincte de renne que l\u2019on ne trouve nulle part ailleurs. La morphologie de son corps est adapt\u00e9e \u00e0 la vie dans l\u2019Arctique. Cela permet \u00e0 cet animal, qui m\u00e8ne une vie tr\u00e8s calme en hiver, de limiter les pertes de chaleur par temps froid. Contrairement aux autres rennes, le renne du Svalbard ne vit g\u00e9n\u00e9ralement pas en troupeau, mais pr\u00e9f\u00e8re se d\u00e9placer seul ou en compagnie de quelques autres animaux. Ces animaux sont peu farouches et se prom\u00e8nent volontiers entre les maisons des hameaux. En hiver, seules les femelles portent des bois. Pendant la saison estivale, les m\u00e2les portent \u00e9galement des bois, qui sont souvent d\u2019une taille impressionnante. Lorsque la Norv\u00e8ge a pris le contr\u00f4le du Svalbard en 1925, la population de rennes du Svalbard \u00e9tait fortement r\u00e9duite en raison de la chasse. L\u2019esp\u00e8ce a imm\u00e9diatement \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e sous protection et son nombre a augment\u00e9. Aujourd\u2019hui, environ 10 000 rennes sont r\u00e9partis sur l\u2019archipel, mais c\u2019est sur le Nordenski\u00f6ld Land que l\u2019on trouve la plus forte densit\u00e9 de rennes. Une chasse contr\u00f4l\u00e9e y est autoris\u00e9e dans certaines zones r\u00e9serv\u00e9es aux r\u00e9sidents permanents.<\/p>\n<h2>Renard des montagnes<\/h2>\n<p>Le petit renard des montagnes est commun sur la majeure partie du Svalbard. Ses sources de nourriture varient entre l&#8217;\u00e9t\u00e9 et l&#8217;hiver ; au printemps et en \u00e9t\u00e9, les b\u00e9b\u00e9s phoques, les oiseaux marins, les oies, les \u0153ufs et les lagop\u00e8des constituent des proies importantes. En hiver, il se nourrit de lagop\u00e8des du Svalbard, de provisions emmagasin\u00e9es, de charognes de phoques et de rennes, ainsi que de d\u00e9chets provenant des localit\u00e9s. Le renard des montagnes suit volontiers l\u2019ours polaire pour se nourrir des restes de ses proies. Au printemps, les b\u00e9b\u00e9s phoques constituent une proie importante, et le renard les capture et les tue sur la banquise du fjord. Le renard des montagnes peut parcourir de longues distances \u00e0 la recherche de nourriture, m\u00eame loin dans la banquise. Un renard marqu\u00e9 au Svalbard a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 aussi loin que sur la Nouvelle-Terre, en Russie. Il existe deux vari\u00e9t\u00e9s de couleur chez le renard des montagnes. Le renard bleu est d\u2019un bleu-gris uniforme toute l\u2019ann\u00e9e et est relativement rare. Le renard blanc est gris-brun sur le dos et blanc-jaune sur le ventre en \u00e9t\u00e9, mais en hiver, il est enti\u00e8rement blanc.<\/p>\n<p>Un couple de renards des neiges reste ensemble toute sa vie. La femelle a une gestation d&#8217;environ 50 jours et met bas en moyenne cinq \u00e0 six petits. L&#8217;esp\u00e9rance de vie moyenne du renard des neiges est de trois \u00e0 quatre ans, mais il peut vivre jusqu&#8217;\u00e0 13 ans. Il n&#8217;existe pas d&#8217;estimation des effectifs de la population de renards des montagnes au Svalbard.<\/p>\n<h2>Mammif\u00e8res marins<\/h2>\n<p>Lorsque le Svalbard fut d\u00e9couvert \u00e0 la fin du XVIe si\u00e8cle, la baleine du Groenland \u00e9tait tr\u00e8s abondante. On estime que la population comptait 25 000 individus lorsque la chasse \u00e0 la baleine d\u00e9buta en 1611. Apr\u00e8s trois cents ans de chasse \u00e0 la baleine, le rorqual du Groenland \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9teint au Svalbard. Quelques observations rares semblent toutefois indiquer qu\u2019il reste encore quelques rorquals du Groenland dans cette r\u00e9gion.<\/p>\n<h2>Morse<\/h2>\n<p>Le morse (Odobenus rosmarus), la plus grande esp\u00e8ce de phoque des Svalbard, a connu presque le m\u00eame sort que la baleine du Groenland. Autrefois, il \u00e9tait tr\u00e8s recherch\u00e9 pour ses d\u00e9fenses, sa graisse utilis\u00e9e pour l&#8217;huile de baleine et sa peau tr\u00e8s r\u00e9sistante, employ\u00e9e pour la fabrication de cordages et de cuir. Lorsque le morse a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 esp\u00e8ce prot\u00e9g\u00e9e en 1952, il ne restait plus que quelques centaines d\u2019individus aux Svalbard. Le morse est un spectacle impressionnant : les grands m\u00e2les peuvent peser jusqu\u2019\u00e0 deux tonnes et mesurer quatre m\u00e8tres de long. C\u2019est la taille d\u2019une voiture particuli\u00e8re ! Ces animaux sont tr\u00e8s sociables et vivent souvent en troupeaux comptant plusieurs centaines d\u2019individus. Le morse fr\u00e9quente souvent les eaux peu profondes o\u00f9 il se nourrit de coquillages et d\u2019autres organismes benthiques. Aujourd\u2019hui, la population compte plusieurs milliers d\u2019individus, et plusieurs \u00e9l\u00e9ments indiquent que la population de morses est en forte croissance.<\/p>\n<h2>Ours polaire<\/h2>\n<p>L&#8217;ours polaire (Ursus maritimus) a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 sous protection totale en 1973. La chasse \u00e0 l&#8217;ours polaire n&#8217;a jamais eu de cons\u00e9quences aussi catastrophiques sur la population que pour les deux mammif\u00e8res marins mentionn\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment. L\u2019ours polaire est l\u2019un des plus grands pr\u00e9dateurs du monde, mais son poids varie consid\u00e9rablement au fil de l\u2019ann\u00e9e et d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre. \u00c0 l\u2019automne, les animaux prennent beaucoup de poids, tandis qu\u2019ils sont souvent maigres en \u00e9t\u00e9. Les grands m\u00e2les peuvent peser jusqu\u2019\u00e0 800 kg, mais il est plus courant de rencontrer des m\u00e2les pesant la moiti\u00e9 de ce poids. Les femelles sont nettement plus petites que les m\u00e2les. La nourriture principale de l\u2019ours polaire est constitu\u00e9e de phoques annel\u00e9s et de phoques du Groenland. Aujourd\u2019hui, l\u2019ours polaire est commun au Svalbard, et la population est estim\u00e9e \u00e0 environ 3 000 individus. La protection de l\u2019ours polaire et du morse sont de bons exemples de d\u00e9cisions de gestion qui ont produit l\u2019effet escompt\u00e9.<\/p>\n<h2>Les phoques et les baleines<\/h2>\n<p>Le phoque annel\u00e9 (Phoca hispida), \u00e9galement appel\u00e9 \u00ab snadd \u00bb, est le phoque le plus r\u00e9pandu au Svalbard. Cette esp\u00e8ce est la plus petite de nos phoques, et il est courant d\u2019en voir de nombreux exemplaires dispers\u00e9s sur la glace des fjords au printemps. Le phoque barbu (Erignathus barbatus) est le plus grand des phoques du Svalbard apr\u00e8s le morse. Ce phoque au caract\u00e8re calme n\u2019est pas aussi abondant que le phoque annel\u00e9, mais on l\u2019observe couramment dans les zones d\u2019eau peu profonde sur l\u2019ensemble du Svalbard.  L\u2019esp\u00e8ce de c\u00e9tac\u00e9 la plus courante, et probablement la plus abondante, est le b\u00e9luga (Delphinapterus leucas), \u00e9galement appel\u00e9 \u00ab kvitfisk \u00bb. On peut parfois apercevoir cette baleine de quatre m\u00e8tres de long en petits groupes tout pr\u00e8s de la c\u00f4te. Les adultes sont blancs, tandis que les jeunes sont plut\u00f4t gris ardoise.<\/p>\n<h2>Char du Svalbard<\/h2>\n<p> L\u2019omble chevalier (Salvelinus alpinus) est le salmonid\u00e9 le plus septentrional du monde et le seul poisson d\u2019eau douce du Svalbard. On le trouve dans les eaux et les cours d\u2019eau d\u2019une grande partie de l\u2019archipel. Certaines populations vivent exclusivement en eau douce, tandis que d\u2019autres migrent entre l\u2019oc\u00e9an et l\u2019eau douce.<\/p>\n<h2>La faune aviaire<\/h2>\n<p>Les r\u00e9gions hautement arctiques telles que le Svalbard abritent peu d&#8217;esp\u00e8ces d&#8217;oiseaux par rapport aux r\u00e9gions plus m\u00e9ridionales. Mais m\u00eame si les esp\u00e8ces sont peu nombreuses, certaines d\u2019entre elles sont en revanche tr\u00e8s abondantes. Le Svalbard compte trois \u00e0 quatre millions d\u2019oiseaux marins nicheurs, et l\u2019\u00eele de Bj\u00f8rn\u00f8ya, Hopen, le Storfjord ainsi que la c\u00f4te ouest du Spitzberg abritent certaines des plus grandes colonies d\u2019oiseaux d\u2019Europe. Le guillemot polaire (Uria lomvia) niche en plusieurs endroits au sein de colonies comptant plus de 100 000 couples. Dans ces falaises, l\u2019interaction \u00e9troite entre la vie marine et la vie terrestre est tr\u00e8s manifeste. Les oiseaux capturent en mer d\u2019importantes quantit\u00e9s de petits poissons et de crustac\u00e9s dont ils nourrissent leurs petits.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la plupart des autres versants montagneux du Svalbard, la v\u00e9g\u00e9tation au pied des falaises est verte et luxuriante gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;engrais que constituent les fientes d&#8217;oiseaux. Cela profite aux herbivores, tels que les oies et les rennes du Svalbard.<\/p>\n<h2>Grand pingouin<\/h2>\n<p> Le mergule nain est l&#8217;esp\u00e8ce d&#8217;oiseau la plus nombreuse. En \u00e9t\u00e9, on estime \u00e0 plus d&#8217;un million le nombre de couples vivant au Svalbard. Il niche en grandes colonies sur les rochers et les falaises de tout l&#8217;archipel, mais est particuli\u00e8rement abondant le long de la c\u00f4te ouest du Spitzberg. Ces oiseaux planent en grands groupes au-dessus des colonies de reproduction avant de prendre le large \u00e0 la recherche de zooplancton.<\/p>\n<p>Absence de rapaces<br \/>\n\u00c0 l&#8217;exception de visites sporadiques de la chouette des neiges (Nyctea scandiaca) et du faucon p\u00e8lerin du Groenland (Falco rusticolus), il n&#8217;y a pas de rapaces sur l&#8217;archipel. Cela s&#8217;explique probablement par l&#8217;absence de populations naturelles de petits rongeurs. Par ailleurs, le go\u00e9land polaire (Larus hyperboreus) se nourrit notamment d\u2019\u0153ufs, de oisillons et d\u2019adultes de guillemots, et remplit ainsi le r\u00f4le des rapaces.<\/p>\n<h2>La perdrix du Svalbard, les sternes \u00e0 bec rouge et le bruant des neiges<\/h2>\n<p>La plupart des oiseaux quittent l&#8217;archipel en hiver pour rejoindre la mer ou migrer vers le sud. Le seul oiseau terrestre pr\u00e9sent sur l\u2019archipel toute l\u2019ann\u00e9e est le lagop\u00e8de des Svalbard (Lagopus mutus hyperboreus). Les lagop\u00e8des des Svalbard sont peu farouches et faciles \u00e0 approcher, car ils ne per\u00e7oivent pas les humains comme une menace. Et ce, bien que cette esp\u00e8ce soit la proie la plus convoit\u00e9e lors de la chasse d\u2019automne au Svalbard.<\/p>\n<p>L&#8217;oiseau des Svalbard qui effectue la plus longue migration entre ses lieux d&#8217;\u00e9t\u00e9 et d&#8217;hivernage est la sterne \u00e0 bec rouge (Sterne paradisaea), et certains individus hivernent m\u00eame en Antarctique ! Le seul oiseau chanteur des Svalbard est le petit bruant des neiges (Plectrophenax nivalis), tr\u00e8s r\u00e9sistant. Il fait g\u00e9n\u00e9ralement son apparition d\u00e9but avril et fait r\u00e9sonner son chant, pour le plus grand plaisir de la population locale.<\/p>\n<h2>Lapin polaire<\/h2>\n<p>Des lapins polaires avaient autrefois \u00e9t\u00e9 introduits au Svalbard. Ils ont aujourd\u2019hui disparu. La vie dans l\u2019Arctique s\u2019est av\u00e9r\u00e9e trop rude pour eux.<\/p>\n<h2>Musc<\/h2>\n<p> Atle \u2013 le dernier b\u0153uf musqu\u00e9 de Longyearbyen<br \/>\nIl en a \u00e9t\u00e9 de m\u00eame pour les muscardins que pour le li\u00e8vre polaire. Une souche a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9e dans le nord-est du Groenland en 1929 et r\u00e9introduite. Au d\u00e9but, ils semblaient bien s\u2019adapter. Jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1960 encore, on pouvait observer des hardes avec des petits. Mais la situation s\u2019est ensuite brusquement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e. Atle, qui, malgr\u00e9 son nom, \u00e9tait une femelle muscardine, fut la derni\u00e8re de la souche. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, elle s\u2019installa pr\u00e8s du quai de Longyearbyen. Comme elle g\u00eanait la circulation et le travail, elle fut transf\u00e9r\u00e9e dans une vall\u00e9e situ\u00e9e \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de l\u00e0. Elle s\u2019y plaisait. Les randonneurs pouvaient s\u2019approcher d\u2019elle \u00e0 quelques m\u00e8tres seulement. Mais en 1983, elle disparut sans laisser de traces de la r\u00e9gion. Le musc \u00e9tait \u00e9teint.<\/p>\n<p>Source : Le gouverneur<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La faune du Svalbard s&#8217;est adapt\u00e9e aux conditions de vie difficiles de l&#8217;Arctique. Bon nombre de ces animaux doivent supporter un froid extr\u00eame, des p\u00e9riodes de p\u00e9nurie alimentaire et un long hiver marqu\u00e9 par l&#8217;obscurit\u00e9. 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